vendredi 30 décembre 2011

Bilan 2011: Top 50 'Chanson/Singles'



Après un premier billet consacré aux formats courts (lire ici), deuxième partie de mon bilan musical de l'année 2011 avec cette fois la partie Singles. Ou chansons. Ou morceaux. Ou titres. Ou tubes. Appelez ça comme vous le voulez.

Mais avant de dévoilez tout cela, continuons dans le listing de blogs ayant tout comme moi fait un bilan de l'année écoulée (d'autres à venir lors des prochains billets) :
Do Not Touch My Crossfader (Top Singles)
Hot Fidélité
I Know You've Come to Take My Music Away (Ep/Singles)
La Blogothèque (Le Top de Clumsy)
La Musique à Papa (Top Chansons)
Funk You Dear
Le top des concerts pas vus en 2011 par La bUze


Cette année 2011 aura, à mes oreilles en tout cas, produit de grands morceaux. Des chansons dont je ne me lasse pas, loin de là.
Il y a un peu de tout sur ces 50 titres, peu de hip-hop c'est vrai, et une majorité de chansons prenant leurs influences directement dans les années 80, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Mais plus que de longs discours, écoutons: en bas se trouve un lecteur Grooveshark compilant ces 50 chansons. A (re)découvrir.
Bonne(s) écoute(s). Et à ce week-end pour le top album!

Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011


50. Adele – Rolling in the Deep [XL]
49. Clap Your Hands Say Yeah – Same Mistake [Self-Released]

48. Francis – Here Is The Key [Strangers Candy]

47. The Decemberists – This Is Why We Fight [Rough Trade]

46. The Tallest Man on Earth – Weather of a Killing Kind [Adult Swim]

45. Mitten – Similar Sense [Self-Released]

44. British Sea Power – We Are Sound [Rough Trade]

43. Girls – Vomit [True Panther]

42. Metronomy – She Wants [Because]

41. Yellowcard – Life Of Leaving Home [Hopeless]

40. Lanterns on The Lake – If I've Been Unkind [Bella Union]

39. Ellen Allien – The Kiss [BPitch Control]

38. Kim Novak – New-York [Kütü Folk]

37. Vandaveer – Concerning Past & Future Conquests [Alter-K]

36. Buck 65 – She Said Yes [WEA]

35. Bright Eyes – Shell Games [Saddle-Creek]

34. Theophilus London – Love Is Real (Feat. Holly Miranda) [Reprise]

33. Botibol – Friends [HipHipHip]

32. Battles – Futura [Warp]

31. The National - Think You Can Wait (feat. Sharon Van Etten) [Self-Released]

30. Kwoon – The Last Trip Of A Drunken Man [Self-Released/Fin de Siècle]

29. L'Altra – Black Wind [Acuarela]

28. Radical Face – All is Well (Goodbye, Goodbye) [Self-Released]

27. Cheveu – Charlie Sheen [Born Bad]

26. 13 & God – Armored Scarves [Alien Transistor]

25. Those Dancing Days – Can't Find The Entrance [Wichita]

24. Aidan Moffat & Malcolm Middleton – Two Cousins (Slow Club cover) [Moshi Moshi]

23. Hal – Be With You [Self-Released]

22. Destroyer – Savage Night At The Opera [Merge]

21. Low – Nothing but Heart [Sub Pop]

20. Maria Taylor – Masterplan [Saddle-Creek]

19. Snow Patrol – Called out in the dark [Polydor]

18. Tapes n' Tapes – Freak Out [Ibid]

17. Sons and Daughters – Rose Red [Domino]

16. The Kills – Future Starts Slow [Domino]

15. Handsome Furs – Repatriated [Sub Pop]

14. Para One & Tacteel – Touch [Fool’s Gold]

13. M83 – Midnight City [Naïve]

12. The Dears – Galactic Tides [Dangerbird]

11. The Weeknd – The Birds Part. 1 [Self-Released]

10. Dum Dum Girls – There is a Light That Never Goes Out (The Smiths Cover) [Sub Pop]

09. Four Tet – Pyramid [Text]

08. The Pains of Being Pure at Heart – Tomorrow Dies Today [Slumberland]

07. Apparat – Black Water [Mute]

06. The Vaccines – Post Break-Up Sex [Columbia]

05. Miossec – Chanson Pour Les Amis [PIAS]

04. Lescop – La Forêt [Pop Noire]

03. Cold Cave – Villains of The Moon [Matador]

02. The Lonely Island – I Just Had Sex (feat. Akon) [Universal Republic]

01. dEUS – Ghost [PIAS]




















Comme prévu et promis, un lecteur grooveshark qui compile ces 50 chansons, dans l'ordre croissant :



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011

jeudi 29 décembre 2011

Bilan 2011: Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'


Histoire de ne pas déroger à la tradition de chaque fin d’année (depuis 2003 en général et 2007 sur ce blog en particulier), il est l’heure de faire un bilan d’une année musicale riche en découverte. En trois temps comme à chaque fois :
- un top « format court » qui présente les Ep, les 12’’, les 7’’ et les rééditions qui m’auront marqué en 2011.
- un top « singles » où 50 chansons ou morceaux qui auront rythmés mon année musicale
- un top « albums », en 50 disques.


Avant de débuter par la partie « format court » ci-dessous, il est bon de lister quelques blogs qui eux non plus n’oublient pas ces fondamentaux qui en exaspèrent plus d’un mais qui me passionnent à chaque fois. Ainsi, je ne saurais trop vous conseiller la lecture des pages suivantes :
La Quenelle Culturelle
Crystal Frontier
Feu à Volonté!

C’est Entendu
Mlle Eddie
Les Chroniques de Blake
De La Lune On Entend Tout
La Musique à Papa
Chroniques Electroniques (Techno/House)
Slash Taste
Sound of Violence

Ceci fait (d’autres à venir dans les jours qui viennent), passons donc aux Eps, aux 7’’, 12’’ et autres Mixtapes qui auront fait de cette année musicale 2011 une vraie bouffée d’oxygène.

Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'


Mixtape












The Weeknd est le projet d'Abel Tesfaye, canadien de son état. Et est peut-être la révélation de l’année.
The Weeknd, c’est en 2011, trois mixtapes (car ce sont bien des mixtapes si l’on veut être précis) : ‘House of Ballons’, ‘Thursday’ et ‘Echoes of Silence’. Trois disques qu’il est difficile de séparer tant il y a dans cet enchainement une vraie cohérence artistique.

Après avoir eu du mal à cerner le son de ce projet (gourmandise que l'on mange en secret ou vrais bons disques ?), j’ai pris mon parti d’aimer ce weird r'n'b qui flirte régulièrement avec le sirupeux indigeste, sans jamais tomber dedans. Trois disques d’équilibristes de la part d’un artiste qui devrait à n’en pas douter faire – beaucoup –parler de lui en 2012. Car oui, la révélation de 2012, ne cherchez plus: ça y’est, c’est The Weeknd !

The Weeknd – House of Balloons – Thursday – Echoes of Silence – self-released - +
Télécharger gratuitement et légalement ici



Beaucoup moins lo-fi que leur élan précédent, et bien plus réussi que celui-ci, les Dum Dum Girls proposent sur ‘He Gets Me High Ep’ trois nouvelles compositions de haute volée, la guitare au centre de tout. Mieux, trois franches réussites, très rentre dedans avec la guitare comme base de travail. Simple et très efficace. Avec en point d'orgue et pour conclure, une reprise There Is A Light That Never Goes Out, chanson phare des Smiths. Du genre parfaite.


Dum Dum Girls – He Gets Me High Ep – Sub Pop – +
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Voilà peut-être l’Ep de l’année. On savait que Mayer Hawthorne avait du talent. Mais à ce point… ‘Impressions Ep’, disque balancé gratuitement en téléchargement (voir plus bas) propose six reprises de titres connus à plus obscurs. Bien aidé par un groupe du genre « au taquet », Mayer Hawthorne s’en sort à chaque fois à merveille, avec une justesse parfaite. Et même sur l’archi repris Mr Blue Sky. C’est dire !

Mayer Hawthorne – Impressions Ep – Stones Throw – +
Télécharger gratuitement et légalement ici



Quoiqu’en dise la pochette (négatif de celle de ‘Ravedeath, 1972’), ‘Dropped Pianos Ep’ est le côté clair de l’album sorti cette année par Tim Hecker. Plus de trente minutes de piano évasif, de 9 sketches (le titre de chaque chanson) aux ambiances aussi lumineuses que sombres.
Un régal d’ambiant, de sobriété classique et de drone. Un bijou, un !

Tim Hecker – Dropped Pianos Ep – Kranky – +
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A l’instar de The Weeknd, il est là aussi très difficile de séparer ces deux premiers Eps. Autant sur la qualité que sur les promesses qu’ils contiennent.

Comme The Weeknd, on tient là assurément une des grandes voix et un des grands personnages de l’année 2012 qui s’ouvre sous peu.
Soul, funk, folk, Michael Kiwanuka (et le groupe qui l’accompagne. Il ne faut jamais oublier ces groupes qui magnifient des artistes déjà bien talentueux) semble maitriser ces styles qu’il mélange à merveille.


Et, ce qui ne gâche rien, c’est que notre homme a une voix à la justesse indéniable. Évidemment un des très grands espoirs de 2011.

Michael Kiwanuka - Tell Me A Tale Ep (Isle Of Wight Sessions)- I’m Getting Ready Ep – Communion – +
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Grand groupe français méconnu, aux sorties toujours de haute tenue, Kwoon aura confirmé en 2011 tout le bien que je pense de lui. Mené par Sandy, le groupe s’éloigne un peu de ce son post-rock qui lui va à ravir pour mieux alterner avec des chansons plus tendues. Et pour bien finir l’affaire, Kwoon propose même en cloture une relecture acoustique de son tube à lui, I Lived on The Moon. On dit comment ravissement en post-rock ?

Kwoon – The Guillotine Show Ep – self-released/Fin de Siècle – +
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Alliage de bon gout, ‘Fair Enough Ep’ aura été un régal pour mes oreilles et m’aura permis de finir – notamment – un été pourtant bien pourri en beauté. Entre vagues de synthés et électro tuantes, cet Ep de Para One & Tacteel est une méchante surprise, très groovy. Rien de moins qu’un Must-Have majuscule !

Para One & Tacteel – Fair Enough Ep – Fool’s Gold – +
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Ben Cooper, avant de sortir avec un nouvel album (on y reviendra bien assez tôt) est revenu en août dernier avec ‘The Bastards Volume 1 Ep’, une trilogie d’Ep, dont le premier est à télécharger gratuitement et légalement (voir plus bas).
On retrouve via ces trois chansons tout le sel qui faisait de ‘Ghost’ un immense album : des mélodies enchanteresses, des clappings en veux-tu en voilà et une émotion qui traverse chacune de ses compositions. Vite la suite!


Radical Face – The Bastards Volume 1 Ep – self-released – +
Télécharger gratuitement et légalement ici (à la date du 16 septembre 2011)



Les très pop Revolver, groupe français rappelons le, auront donné suite à leur déjà réussi premier effort de 2009 ‘Music for a While’ via ‘Parallel Lives Ep’. Quatre chansons, deux nouvelles compositions, deux reprises, le tout enregistré live et acoustique. Cet Ep, sans aucune prétention, est une franche réussite, très fraiche et aux mélodies qui n’arrêtent pas de sautiller un peu partout.

Revolver – Parallel Lives Ep – Delabel – +
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Buzz de l’année en Angleterre, The Vaccines n’est pas l’arnaque que certains voudraient nous faire croire qu’ils sont. En tout cas, pas avec ce sobrement intitulé ‘Ep’, qui contient ni plus ni moins que deux des meilleures chansons de leur album ‘What Did You Except From The Vaccines ?’. Et puis rien que pour Post-Break Up Sex...

The Vaccines – The Vaccines Ep – Columbia
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12"

Si la collaboration entre Burial et Four Tet coulait de source tant ce dernier est un crossover maker de tous les diables, adjoindre Thom Yorke, beugleur en chef d’un groupe qui sombre d’albums en albums depuis maintenant dix ans, relevait du pari ; et ce malgré la belle surprise qu’avait constitué ‘The Eraser’ en 2006.
Pari gagné. La voix de Thom Yorke se marrie parfaitement aux univers musicaux des deux compères qui composent ici une ambiance musicale insidieuse et perverse rapidement envoûtante.

Burial, Four Tet & Thom Yorke – Ego-Mirror 12" – Text – +
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Sortie surprise et inattendue, ‘Locked/Pyramid 12"’ est un disque immense. Four Tet prouve ici (s’il en était encore besoin car très franchement) quel sens de la mélodie il possède et quel talent vit en lui. Difficile de trancher et de déterminer quel morceau est supérieur à l’autre ; Locked plein de légèreté ou Pyramid, lancinant, intriguant et dansant ? Va savoir Édouard. Mais quel disque!

Four Tet – Locked/Pyramid 12" – Text – +
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(Ré)Édition


Quarante-quatre. Quarante-quatre années d’attente pour enfin écouter le chef d’œuvre perdu de l’histoire de la pop music. Alors oui, il y avait bien eu le ‘SMiLE’ de Brian Wilson en 2004, somptueux. Mais malgré la classe de l’ensemble, on ne pouvait s’empêcher de trouver que les voix n’étaient pas les mêmes et que la folie qui l’habitait alors ne transparaissait pas sur sillon.

Sept années plus tard, et de façon presque inattendue, Brian Wilson a ressorti les bandes du placard, a enlevé la poussière dessus et s’est remis au travail, comme en 1967, quand les Beach Boys devait devenir le grand groupe du monde.
Cette fois, il l’a fait sans drogue. Et a réussi ce qu’il n’avait pas réussi à faire l’époque: finir son disque.

S’il y a bien un mot qui convient parfaitement à ‘The SMiLE Sessions’, c’est bien le mot chef d’œuvre utilisé plus haut. L’ensemble est dingue. Il fallait être fou pour penser, imaginer, produire un tel album, qui plus est en 1967.
Il y a tout dans cet album des Beach Boys : de la pop grandiloquente, des chœurs magnifiques, des chansons à tiroirs, des tubes en or massif. Et un génie en train de se brûler les ailes qui vole au-dessus de tout cela.

The Beach Boys – The SMiLE Sessions – Capitol – +
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7"

Amoureux du format court, The Pains of Being Pure at Heart aura continué a disséminer ici et là ses face-A et B tout au long de l’année. Des deux singles sortis en 2011, c’est indéniablement ‘The Body 7''’ qui remporte la palme. Pas forcément pour The Body, mais pour Tomorrow Dies Today, véritable tube pop que beaucoup voudraient avoir écrit. Et qui n’est qu’une « simple » face-B pour ces américains au talent fou.

The Pains of Being Pure at Heart – The Body 7'' – Slumberland
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Je ne suis évidemment pas objectif, mais ce premier 45 tours de Without My Hat Records ne pouvait pas ne pas figurer dans cette liste. Car j’en suis avant tout très fier. Car j’aime Pumuckl comme ce n’est pas permis. Et que c’est aussi une façon de remercier tout ceux qui ont soutenu le projet. Des plus anonymes aux « célébrités du web », de Kill Me Sarah à Erwan en passant par The Muffin Man, Rock 0la, Micka, Gérald ou Pepito (sans compter ceux que je n’aurais pas reconnu).
Merci donc. J’en profite également pour signaler qu’il reste des copies pour ceux qui le souhaitent!
Quant aux prochaines aventures de Without My Hat Records, elles devraient voir le jour courant premier trimestre 2012.

Pumuckl - Simple 7" - Without My Hat Records - +
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Pour finir, et comme à chaque fois, vous trouverez ci-dessous un player Grooveshark présentant une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus.
Bonne(s) écoute(s) ! Et à très vite pour la suite!


lundi 19 décembre 2011

"A la recherche du cadeau perdu". Ou comment éviter un bain de foule le 24 décembre à 18h30

Inspirez. Expirez. Inspirez. Expirez. Nous sommes aujourd'hui le 19 décembre. Dix-neuf comme «Noël moins 5 jours». Dix-neuf comme «Bordel, qu'est ce que je vais bien pouvoir acheter à Enzo mon petit cousin de 17 ans».
Car vous avez beau essayer de traiter le problème dans tous les sens, il n'en reste pas moins que vous êtes en retard pour vos cadeaux de Noël. Très.

Oh, j'imagine bien que la PS3 pour votre petit-frère ou le superbe appareil reflex pour votre belle-sœur que vous ne pouvez pas sentir sont déjà payés (adieu les vacances au ski), emballés et prêts à être déposés au pied d'un sapin qui perd déjà ses épines.
Oui mais voilà, il vous reste les autres. Ceux à qui vous voulez faire plaisir sans craquer votre compte épargne, ceux à qui vous ne destinez pas forcément un énorme cadeau mais juste une belle attention, ceux que vous voulez surprendre.

Sauf que les idées sont peu nombreuses. Rassurez-vous, j'ai la solution: offrez donc le premier 45 tours de Pumuckl (et de Without My Hat soit dit en passant)!

Un objet qui remplit toutes les conditions du bon cadeau de Noël:
- peu onéreux: 7€ seulement (Et encore, si vous pouvez vous rendre sur Lyon, vous n'aurez pas à payer les frais de port). Paiment payal/CB ou par chèque.

- original: un vinyle en 2011, pour ceux pour qui la musique n'est pas la passion première, c'est original. Et c'est un retour à la fin des années 80 pour eux. C'est tendance.

- joli: le vinyle est un bel objet. Surtout celui-ci : la pochette (de 18cms de longueur, rappelons le), tirée d'une photo de Maria C. De Castro, est vraiment belle.

Et puis il y a la musique. Celle gravée sur les sillons de ce vinyle. Deux belles chansons, pop-rêveuse à la française, lumineuse et onirique.


Alors, vous me direz, tout le monde n'a pas de platine vinyle. Certes. Mais n'est-ce pas là l'occasion de faire ressortir à un oncle qui stocke sa collection de 33 et de 45 tours au fond d'une cave froide sa vieille platine vinyle qui prend la poussière dans le salon?

N'est-ce pas là une belle occasion de faire découvrir à votre petit cousin de 15 ans, qui ne jure que par les clips de LMFAO qu'on peut écouter de la musique autrement (et en meilleure qualité) que par une vidéo youtube?

Surtout que pour chaque vinyle acheté, les versions mp3 haute qualité des chansons Sommeil Léger et Sonore (Simple remix) vous sont offertes.

Bref, Pumuckl. 'Simple 7"'. Le premier 45 tours de Without My Hat Records. Ou le cadeau inattendu et original, qui fera indéniablement plaisir au proche à qui vous l'offrirez.
Il est à se procurer en cliquant simplement ici:
http://www.withoutmyhatrecords.com/


Et si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse DEUX fois la différence.

NB: Afin de respecter la date fatidique de Noël, Without My Hat Records assure des envois quotidiens. Comptez deux jours ouvrés pour recevoir votre exemplaire.
Pour toutes informations, n'hésitez pas à nous contacter:
withoutmyhatrecords [at] gmail [point ] com


Si vous n'avez pas encore jeté une oreille sur les deux chansons qui composent ce 'Simple 7"' de Pumuckl, elles sont en écoute ci-dessous :

mercredi 14 décembre 2011

[Track of The Day] Michael Kiwanuka - I Need Your Company

Déjà il y a la pochette: Michael Kiwanuka pose là, l'air de rien, les mains de les poches, beau comme un dieu, la casquette-béret vissée sur la tête. Nonchalant, classe. Et la bande noire verticale présentant l'artiste et le nom du disque semble provenir d'un autre temps, d'une autre époque.

Et puis il y a la musique. Deux Ep ('Tell Me A Tale EP (Isle Of Wight Sessions)' dont la chanson du jour est extraite, et 'I'm Getting Ready Ep'), un prochain à venir le 1er janvier prochain et dans la foulée un premier album 'Home Again'. Et un ensemble plus que prometteur et qui font dire qu'on est en face d'un artiste qui ne peut que faire parler de lui.

Michael Kiwanuka ou la classe à l'état pur. Une production soulful, un peu de funk, un soupçon de folk, le tout aussi bien porté par un groupe d'une qualité indéniable (du violon à la basse, du saxophone au piano électrique, tout est précis et tape là où il faut) que par la voix de Michael Kiwanuka, d'une justesse folle.

'Tell Me A Tale EP (Isle Of Wight Sessions)' contient trois chansons. Vu qu'il est difficile de trancher entre ces trois morceaux, j'ai plouf-ploufé. Et à Tell Me a Tale et au doucereux Worry Walks Beside Me, j'ai opté pour I Need Your Company.

Ce qui n'est par contre pas trop difficile à déceler, c'est que Michael Kiwanuka (et les gens qui l'entourent) a un grand talent. Qui ne devrait pas tarder à exploser à la face du plus grand nombre.

Album: Tell Me A Tale EP (Isle Of Wight Sessions)
Année: 2011
Label: Communion



Histoire de faire les choses bien, vous trouverez ci-dessous 'Tell Me A Tale EP (Isle Of Wight Sessions)' en écoute complète. C'est bien trop dur de trancher.



Pour info, les autres Ep sont en écoute directement sur le soundcloud de Michael Kiwanuka, en cliquant ici.

lundi 12 décembre 2011

[Track of The Day] Youngteam - Black Lodge

Voilà une bien belle découverte de ces derniers jours, toute droit sortie de Suède: Youngteam. Un quatuor qui fait dans le shoegaze et la dream-pop durant les 12 chansons qui composent 'Daydreamer', leur premier album.

Un premier disque qui a vraiment du coffre. Et qui sait offrir ce qu'il faut comme guitares et chansons à la voix presque évanescente par moment. Plus que tout autre groupe, on pense à Ride en écoutant ce 'Daydreamer'.

Pour peu qu'on aime le shoegaze, cet album des Youngteam tournera très régulièrement dans la platine. On prend les paris ?

Album: Daydreamer
Année: 2011
Label: Northern Star


Pour vous faire une idée plus précise des Youngteam, voilà un second extrait, Daydreamer, du nom de l'album, belle réussite également :


mardi 6 décembre 2011

[Track of The Day] Islands - This Is Not a Song

Alors que Nick Thorburn est en tournée en France avec Mister Heavenly, alors qu'il a pris dans ses bagages Michael Cera à la basse, Islands, le groupe phare - après The Unicorns - du bonhomme revient aux affaires avec une nouvelle chanson, This is Not a Song.

Une chanson qui en est bien une et qui est le premier extrait d''A Sleep and a Forgetting', le quatrième album d'Islands. Une chanson qui tranche avec les deux albums précédents, indigestes au possible. Nick Thorburn semble être revenu à la raison en décidant d'arrêter le trop plein de tout. Ici, Islands la joue calme, simple, posé en distillant beaucoup de mélancolie dans sa mélodie.

Car Nick Thorburn semble traverser une période un peu morose. Il suffit d'écouter les paroles de This is Not a Song, lire le titre de ce nouvel album 'A Sleep and a Forgetting', regarder sa pochette sombre, apprendre que le disque sortira le 14 février prochain et se rappeler que l'album de Mister Heavenly s'appelle 'Out of Love' pour s'en persuader.
Et comme chacun sait, c'est souvent dans les moments difficiles que les artistes se révèlent.

Album: A Sleep and a Forgetting
Année: 2012
Label: ANTI-

lundi 5 décembre 2011

[Track of The Day] Vetiver - Wonder Why

Vetiver désigne en français des plantes de la famille des Poaceae (Graminées). Voilà pour l'instant culture du lundi, merci wikipédia.
Vetiver, c'est surtout un groupe américain, à la base folk, mené par Andy Cabic, et qui a sorti ses principaux faits d'armes chez les toujours classieux Fat Cat.

'The Errant Charm', cinquième album du groupe, est le second à voir le jour chez Sub Pop et continue de tracer la voie ouverte par 'Tight Knit' d'il y a deux ans. Comprendre: moins folk, plus pop, plus nerveux.

'The Errant Charm' est un beau disque, sûrement pas essentiel (je préfère le Vetiver folk à tout prendre), mais un beau disque, rempli de chansons pop sans prétentions et à l'efficacité immédiate, comme ce Wonder Why, qui me rappelle T-Rex et qui aura rempli avec bonheur ce sleepy week-end.

Album: The Errant Charm
Année: 2011
Label: Sub Pop


Wonder Why est également en écoute ci-dessous, sur le soundcloud de Sub Pop/Vetiver:



Le clip de Wonder Why :




Et pour finir, le trailer de 'The Errant Charm' :



vendredi 2 décembre 2011

[Track of The Day] Low - Especially Me

Quand on parle d'un concert qu'on a aimé ou adoré, on utilise souvent des superlatifs à n'en plus finir. Et je suis le premier à le faire. Hier soir, c'est dans une Epicerie Moderne bien remplie mais pas pleine que Low est venu jouer, la première fois pour eux à Lyon. On pourrait utiliser tous les adjectifs du monde pour définir leur prestation, mais un seul, le plus simple de tous, suffira: beau.

Car ce concert était beau. Magique, ennivrant, merveilleux, classe aussi. Mais beau avant tout.
Mimi "The Queen of Soul" Parker (comme l'a définie Alan Sparhawk), Alan Sparhawk et Steve Garrington ont livré un set parfait, piochant allègrement dans leur splendide dernier album 'C'Mon' aussi bien que dans quelques classiques. Assurant chaque partie avec précision, le tout avec un son des mieux réglés, cette 1h20 de concert a été belle.

A tel point que quand Alan Sparhawk, en revenant des loges pour le rappel, balance de sa voix grave qu'il est extrèmement touché de voir des gens aimer leur musique et les pousser à revenir sur scène pour jouer quelques morceaux supplémentaires, on a beau se dire qu'il doit dire ca à chaque fois, on a juste envie de le croire.

Low est un groupe immense, à la discographie sans faille.
Low était hier à L'Epicerie Moderne.
Et c'était beau.

Album: C'Mon
Année: 2011
Label: Sub Pop


Le clip de Especially Me, également bien classe :


vendredi 25 novembre 2011

[Track of The Day] Queen - Under Pressure (Live at Wembley 1986)



Le premier émoi musical de la fin de mon enfance et du début de mon adolescence, devant Nirvana, a été Queen. Queen, le groupe qui se faisait démonter (j'imagine que c'est encore le cas) par Nicolas Ungemuth dans la partie Rééditions de Rock'n'Folk. Queen le groupe honni par beaucoup.
Mais Queen, le plus grand groupe du monde dans les années 80. Queen et son quatuor hétéroclite, entre sa grande diva à moustache, son guitar-hero aux cheveux longs, son batteur sans génie et son bassiste que l'on a trop souvent tendance à mésestimer.

J'avais dix ans et la musique alors se résumait pour moi aux artistes préférés de mes parents. Et puis, un jour en ouvrant la radio, je suis tombé sur Bohemian Rhapsody, la chanson à tiroir totalement intemporelle du groupe (la seule chanson à avoir été numéro 1 du hit parade à près de 20 ans d'intervalles: en 1975 et en 1992 à l'occasion de la sortie du film Wayne's World), et qui m'avait totalement scotchée.
Peu après, on m'avait offert le premier de leur 'Greatest Hits' en K7 (il était écrit que mon premier disque ne serait pas un best-of). J'ai usé cette cassette comme rarement un autre album depuis. Tout comme j'ai pu user le 'Greatest Hits II' peu de temps plus tard.

Depuis cette époque, j'ai remonté toute la discographie de Queen, je l'ai écouté. J'y ai trouvé de vraies horreurs (les deux premiers albums passables du groupe, les abominables 'Hot Space' - qui contient pourtant une des plus belles chansons de Queen, le single pop par excellence, Under Pressure, et 'Flash Gordon', bande originale du film du même nom) mais aussi des albums d'une qualité indéniable (le triptyque 'Sheer Heart Attack', 'A Night at The Opera', 'A Day at the Races' notamment).
Le groupe a composé des chansons aussi vaines que formidables (vraiment!), au premier rang desquelles on retrouve évidemment Bohemian Rhapsody, Under Pressure mais aussi The Show Must Go On, le titre qui termine le dernier album du groupe, 'Innuendo' sorti quelques mois avant la mort de Freddy Mercury où ce dernier, rongé par la maladie, n'a pourtant peut-être jamais aussi bien chanté.

J'ai acquis une partie de la discographie de Queen en cd. J'ai acheté 'Made in Heaven' à sa sortie (je lui trouve même un certain charme) ainsi que le seul album solo de Freddy Mercury. J'ai consenti à donner pour des best-of contenant de vraies-fausses nouveautés, confectionnés par un Brian May sûrement en manque de liquidités.
Et quand je retombe sur le 'Freddy Mercury Tribute' de 1992, où toute la plèbe du rock - FM ou non - vient rendre hommage à Freddy, je ne peux m'empêcher d'aller au bout, malgré la qualité discutable de l'ensemble. De frissonner devant cette foule immense reprenant d'une seule voix toutes ces chansons que je connais par cœur, de chanter à tue-tête la très belle reprise de Somebody to Love par George Michael (le seul qui aurait pu prétendre à prendre la place de Freddy Mercury après sa mort) ou de m'émouvoir devant David Bowie, éteignant en quelques gestes et quelques mots une foule bouillante pour une prière, à genoux, sur le scène de Wembley.

Depuis, Queen reste comme une madeleine de Proust que je ne ressors que très épisodiquement. J'ai préféré m'en éloigner finalement, pour ne pas subir les choix désastreux de Brian May et Roger Taylor, envieux de retrouver une gloire passée et qui ne reviendra pas.
C'est pour cela que j'ai suivi de très loin la reformation et la tournée des stades avec Paul Rodgers du groupe Free.

L'autre jour, en naviguant de site en site, je suis retombé sur leur 'Live at Wembley' de 1986. Encore une cassette que j'ai abîmé tant je l'ai écoutée. Et bien que cela fasse 15 ans - au bas mot - que je n'avais pas mis les oreilles sur ce double album live, j'en connaissais encore toutes les paroles, toutes les réactions du public, tout le blabla de Freddy, par cœur.

Lorsque Freddie Mercury est mort, j'avais 12 ans. J'avais été perturbé, étant partagé entre l'envie de chialer pour un type que je vénérais et la difficulté à comprendre comment je pouvais être triste de la mort d'un mec que je n'avais jamais connu.

Quand j'étais en 4è, Fun Radio et Skyrock avaient annoncé qu'Axl Rose allait reprendre la place laissée vacante par Freddie Mercury et que Queen allait continuer à faire des disques. Effroi. Heureusement, il n'en a rien été.
Car on ne remplace pas Freddie Mercury qui malgré son côté diva et sa passion pour quelques arrangements pompeux avait un sacré organe vocal et était un de ces entertainers comme on n'en fait plus.

Queen de toutes façons est mort un jour froid de novembre 1991. C'était il y a 20 ans. Vingt ans et un jour.



jeudi 24 novembre 2011

[Track of The Day] Leonard Cohen - Show Me The Place

A chaque nouvel album, la voix de Leonard Cohen devient de plus en plus grave. Sur Show Me The Place, premier extrait de 'Old Ideas' son nouvel album à paraître début 2012, la voix du canadien n'a jamais été aussi caverneuse. Comme s'il sortait tout droit de la tombe. Comme me le faisait justement remarquer Kill Me Sarah hier, «Tu te demandes s'il ne va pas clamser à la fin». Effectivement.

Mais ce Show Me The Place me plaît beaucoup. Je trouve cette chanson très touchante, aussi bien par son orchestration, cette façon bien à lui de «chanter», cette orchestration discrète, que par ses paroles.

Show Me The Place ne respire pas la joie de vivre, n'est pas un ouragan de couleur et de bonheur intense, mais elle est belle.

Album: Old Ideas
Année: 2012
Label: Columbia



Show Me The Place est également en écoute sur le soundcloud officiel de Leonard Cohen et ci-dessous :


mercredi 23 novembre 2011

[Track of The Day] Elliott Smith - Misery Let Me Down

L'histoire est assez belle. Et pourrait être une des dernières tant le monde numérique dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui empêchera ce genre de découvertes tardives.
Racontée en longueur par le Washington Post (lire ici), je me permets ici de résumer l'affaire:

Nous sommes en 1997. Et Elliott Smith vient de sortir 'Either/Or', son troisième album et un de ses chefs d'oeuvre. La radio universitaire de l'Université du Maryland, WMUC FM, l'accueille dans ses locaux en mai de cette année là pour qu'il vienne jouer quelques unes de ses compositions.
Juste avant de se lancer dans la session, Elliott Smith demande s'il peut se préparer à enregistrer et se chauffer la voix en jouant une chanson, histoire de. Et lance, au débotté, une chanson d'à peine deux minutes (non-terminée?), Misery Let Me Down.

Malgré l'aura qu'a gagné Elliott Smith depuis cette époque là, la chanson n'a depuis jamais été jouée. Elle a même disparu des radars. Forcément, à l'époque, Elliott Smith n'est pas encore le talent reconnu qu'il est devenu (les Oscars le couronnent en 1998 pour la BO de Will Hunting). Et qui plus est, Internet n'est pas partout, gardant des traces de tout et de n'importe quoi.

La session terminée et enregistrée, Misery Let Me Down termine sur un mini-disc (vous savez les cassettes numériques de Sony, invention que je trouvais à l'époque géniale) et au fond d'un placard des archives de WMUC FM.

En 2002, pour les besoins d'une compilation consacrée à Elliott Smith, la radio étudiante tente de remettre la main sur ces sessions. Sauf qu'elles sont introuvables! Le mini-disc a disparu.

En mai 2011, un ancien dj de WMUC-FM décide de se faire un peu d'argent et met en vente son lecteur mini-disc sur e-bay… avant de se rendre compte qu'à l'intérieur de celui-ci se trouve un mini-disc… contenant la dite session et donc Misery Let Me Down. Qui voit "officiellement" le jour quelques mois plus tard, cet automne donc.

Cette chanson n'est pas forcément mémorable comparativement à tout ce qu'Elliott Smith a déjà sorti à l'époque ou sortira après. Mais la voix est sûre. La mélodie est jolie. Et puis l'histoire est belle.
Mais surtout, cette chanson,
jouée sur le pouce, prouve si besoin était tout le talent qui vivait dans les mains d'Elliott Smith et dans son cerveau torturé.

Album: -
Année: Enregistrée en 1997 / Redécouverte en 2011
Label: -

lundi 21 novembre 2011

[Track of The Day] Alamo Race Track - Apples

Perdu de vue depuis un brillant 'Black Cat John Brown', les néerlandais d'Alamo Race Track sont de retour cinq ans plus tard avec un troisième album. Et ça sent un peu la fin des haricots. Le line-up a changé et surtout eux qui avaient un son bien à eux perdent leur identité et prennent à droite à gauche pour en faire un mélange pop pas inintéressant au final mais franchement pas affolant.

A la fin de l'écoute de 'Unicorn Loves Deer' (tout un programme), on se dit qu'on pourrait réécouter les disques de Mojave 3 ou le 'Come on Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens (Hypnotised II pompe une partie de sa mélodie sur la chanson Come On! Feel the Illinoise!(Part I: The World's Columbian Exposition – Part II: Carl Sandburg Visits Me in a Dream)). Et on ne pense déjà plus à Alamo Race Track.

Attention: 'Unicorn Loves Deer' n'est pas un mauvais album. Il y a d'ailleurs de beaux moments à picorer, et le tout s'écoute sans déplaisir. Mais le côté ténébreux, acide, malsain même de leurs compositions passées manque. Et pas qu'un peu.

Album: Unicorn Loves Deer
Année: 2011
Label: Excelsior Recordings


Apples est également en écoute ci-dessous (et en téléchargement libre et légal en cliquant sur la petite flèche noire à droite) :



Le reste de 'Unicorn Loves Deer' est également en écoute complète sur le soundcloud des Alamo Race Track, ici même.

vendredi 18 novembre 2011

[Track of The Day] Lambchop - If Not I'll Just Die

Vous venez de rentrer. Il est déjà 19h et la nuit est tombée depuis près de 2h. La journée a été longue. Il fait froid. Vous avez froid.

Vous allez dans la cuisine. Vous prenez un verre. Non, pas celui que vous utilisez quotidiennement. Non, le beau verre. Celui pour les belles occasions. Celui que vous n'utilisez que trop rarement.

L'autre placard. Vous prenez cette belle bouteille de whisky que vous ne sortez que pour les belles occasions elle-aussi. Débouchez la bouteille. Hummez le houblon. Prenez deux glaçons. Non pas trois, pas un. Deux. Versez vous un verre.

Tiens, à votre droite, il y a vos cigarettes. Elles n'ont pas encore ces triple anneaux supplémentaires à la con. Vous en prenez une. Vous l'allumez.

Et puis vous lancez If Not I'll Just Die, la première chanson du prochain album du Lambchop de Kurt Wagner, écrit en hommage à Vic Chesnutt. Ambiance d'un autre temps, ouatée, violons frémissants, piano discret, voix sur la corde raide.

Dehors, la foule se presse pour rentrer chez elle ou allez gouter le beaujolais nouveau qui comme chaque année doit avoir un gout de banane.

Vous? Vous êtes debout derrière votre vitre, un verre de whisky dans la main droite, une cigarette dans la main gauche, Lambchop dans les oreilles. Vous êtes en week-end. Et vous êtes bien.

Album: Mr. M
Année: 2012
Label: City Slang


If Not I'll Just Die est également en écoute dans le player soundcloud ci-dessous (et en téléchargement gratuit et légal en cliquant sur la petite flèche noire) :

jeudi 17 novembre 2011

[Track of The Day] 13 & God - Armored Scarves

A la sortie de '13 & God', le premier album du groupe du même nom, je n'avais pas adhéré. Pourtant il avait un peu tout ce qui me plait en musique: des sonorités melting-pop-esque rassemblant deux groupes que j'apprécie, The Notwist et Themselves. La rencontre de deux univers: celui de electro-pop et celui de l'indie hip-hop.
Mais rien à faire, leur album ne m'avait pas touché.

A l'écoute de 'Own Your Ghost', deuxième effort des 13 & God, je me suis demandé ce qui m'était passé par la tête à ce moment là. Peut-être qu'à l'époque j'étais dans une phase Hood et je comparais inconsciemment leur premier album à celui des anglais, 'Cold House', qui marriait à merveille leurs chansons indie(post)rock aux voix et à l'univers de Doseone and Why?. Et que je trouvais 13 & God tombant à plat en comparaison. Peut-être. Va comprendre Charles.

Ce qui est certain, c'est que j'aime leur nouveau disque. Car 'Own Your Ghost' est un sacré album. Le mélange des univers de The Notwist et Themselves marche à merveille. Il y a ici un équilibre où aucun des deux ne cherchent à tirer la couverture à lui. La chanson du jour est révélatrice d'ailleurs: sur Armored Scarves, si l'ambiance de départ rappelle The Notwist, la fin et l'arrivée de la rythmique et de la voix de Doseone est beaucoup plus Themselves-ienne.

Depuis j'ai réécouté le premier 13 & God. Et rien n'y fait: si le tout est ressemblant, si le groupe n'a pas changé son fusil d'épaule, cet album m'ennuie encore sur la longueur. Alors que 'Own Your Ghost' m'emballe totalement.

Album: Own Your Ghost
Année: 2011
Label: Alien Transistor

En plus d'Armored Scarves en écoute aujourd'hui, vous pouvez écouter Old Age, premier single de 'Own Your Ghost' :



Le clip de Its Own Sun, chanson d'ouverture de ce deuxième album des 13 & God :


Et pour finir, 2mns sur l'enregistrement d'Armored Scarves :