mardi 18 juillet 2017

[Track of The Day] The Beach Boys - God Only Knows (Brian Sings Lead)

Un grand piano blanc. Et un homme, rondouillard, vieilli, aux cheveux grisonnant, assis derrière. Brian Wilson. A ses côtes, son vieux compère des Beach Boys Al Jardine, et tout un groupe dédié à une seule chose : continuer à faire vivre les chansons de Brian Wilson, un des compositeurs les plus talentueux de l’histoire de la musique contemporaine. Et notamment celle de 'Pet Sounds', mythique album parmi les mythiques albums, dont la tournée actuelle fête depuis l'an passé les 50 ans.

Et c’est dans un Théâtre Antique de Fourvière à Lyon, pas totalement rempli, que tout ce beau monde a donné rendez-vous à son public. Un concert de 2h30, découpé en trois parties. La première voit le groupe, sous un soleil déclinant, enchaîner quelques (grands) succès des Beach Boys, de façon assez chronologique. Le groupe est à l’aise, Al Jardine est en forme, les autres sont au diapason et sortent une partition parfaite ; même si l’on passera sur la fin du set et quelques chansons des années 70 pas forcément remarquables (et que je ne connaissais pas), un peu trop ampoulées à mon goût (notamment par un Blondie Chaplin et sa tronche entre Lou Reed et Darry Cowl qui en fait des caisses à n'en plus finir).
Le maître que le public est venu célébré est quant à lui toujours derrière un grand piano blanc, au centre de la scène. Il a beau parler entre chaque morceau et notamment présenter les musiciens qui vont prendre le lead au niveau de la voix ou au niveau de la guitare, il semble un peu ailleurs.

La première partie se termine par Sail On, Sailor et sur la fin instrumentale, Brian Wilson, claudiquant et aidé sur la fin par un des membres de son staff, quitte la scène. C’est l’heure de l’entracte (normal, on est dans un théâtre). Puis un des membres revient sur scène pour appeler et présenter un à un tous les musiciens du groupe. Al Jardine est annoncé en avant dernier et alors qu’il rentre sur scène et est acclamé, Brian Wilson le suit, comme s’il voulait échapper à l’ovation monstre qui s’annonce.

Léger flottement et le groupe embraye pour dérouler 'Pet Sounds', dans son intégralité et dans l’ordre évidemment. Chose pour laquelle le public est évidemment venu. Les voix sont assurées par Al Jardine, mais surtout par Brian Wilson lui même pour les parties plus graves et par Matt Jardine (fils de) pour les parties les plus hautes. Un Matt Jardine qui est quasiment un sosie vocal bluffant de Brian Wilson jeune (même s’il monte un peu moins haut). Et la magie opère. Notamment parce que le groupe derrière est fantastique, restituant quasiment à la perfection les sonorités audacieuses d’un disque qui a un demi-siècle.

La foule s’emballe sur Sloop John B (ou Brian Wilson retrouve un regain d’énergie) avant d’avoir droit à un très beau God Only Knows, où la magie opère merveilleusement. 'Pet Sounds' se termine, Brian Wilson sort de scène avant même la fin de Caroline No, puis revient, avant que le groupe n'enchaîne sur quelques autres gros tubes (Good Vibrations, Barbara Ann, Surfin' U.S.A., ce genre de broutilles). La foule, massée dans les gradins, descend alors dans la fosse (assise elle aussi) pour un final en apothéose. Le groupe salue, comme au théâtre une nouvelle fois, puis disparait pour de bon.

Et cette impression qui reste : malgré la présence d’Al Jardine, difficile de ne pas se dire qu’on est en face d’un groupe qui reprend les Beach Boys ; un peu à la manière The Rabeats pour les Beatles. C'est extrêmement bien fait, le groupe est de très grande qualité, mais avec aussi peu de membres d'origine, difficile de s'enlever cette idée de la tête. On se rend également vite compte que Brian Wilson, caché derrière son piano blanc, ne doit rien jouer du tout ou, s’il joue, que rien ne ressort au niveau de la sono. On sent l’homme fatigué, ailleurs. Ânonnant plus que chantant, il a l'air perdu, semblant parfois se demander ce qu’il fait là. 

Pour autant, on le sent régulièrement revenir parmi nous, expliquer qu’il a écrit telle chanson à 19 ans, que le prochain morceau de 'Pet Sounds' est seulement instrumental (comme s’il n’imaginait pas que la foule devant lui connaissait chaque note du disque par coeur), ou demandant au public de s’asseoir pendant une standing ovation sur une des chansons de la première partie. Et mieux, ce qu’il fait avec le groupe est très bien réglé. La partie 'Pet Sounds' a ceci d’assez formidable que les enchaînements entre les voix de Brian Wilson et de Matt Jardine coulent parfaitement : tout y est fluide et léger. Et sonne vrai. On a vraiment l'impression d'une discussion entre l'ancien Brian Wilson et le nouveau.

Enfin, et surtout peut-être, il est très touchant de voir Brian Wilson chanter de sa voix fatiguée et agitée le disque qui l’a rendu mythique. D’hésiter, d’être dans une autre tonalité, comme s’il ne pouvait pas faire autrement. Cela renforce le pouvoir émotionnel de certaines chansons (I'm Waiting For The Day, You Still Believe in Me), notamment sur une des plus belles chansons du monde (God Only Knows, whatelse ?).

La soirée était donc belle. Le temps était bon. Les mélodies indémodables. La foule respectueuse et vraiment fan de l’œuvre des Beach Boys et de son maître absolu. Brian Wilson semble au bout du rouleau certes. Mais vu la vie qu’il a eu, tous les pépins qu’il s’est créé ou toutes les saloperies qu’on lui a faite, difficile de ne pas comprendre. Chapeau bas, génie.

Setlist :
Set 1
California Girls
Dance, Dance, Dance
I Get Around
Shut Down
Little Deuce Coupe
Little Honda
In My Room
Surfer Girl
Do It Again
Add Some Music to Your Day
Don't Worry Baby
Let Him Run Wild
Darlin'
Feel Flows
Wild Honey
Sail On, Sailor

Set 2 : 

Pet Sounds

Encore :
Good Vibrations
Help Me, Rhonda
Barbara Ann
Surfin' U.S.A.
Fun, Fun, Fun
Love and Mercy


Album : The Pet Sounds Sessions
Année : 1997
Label : Capitol

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, la version de God Only Knows, chanté par Brian Wilson, est à écouter ci-dessous :


vendredi 7 juillet 2017

[Track of The Day] Four Tet - Two Thousand and Seventeen

Discret depuis 2 ans et la sortie de son dernier album 'Morning/Evening' (quand bien même toujours des remixes à foison), Four Tet vient de publier un nouveau titre, annonçant sans doute un nouvel album à venir pour dans les moins qui viennent.

Le morceau s’appelle Two Thousand and Seventeen (en toutes lettres oui) et autant ne pas y aller par quatre chemins : c’est épatant. Sur ce morceau de folktronica à la harpe envoûtante, Four Tet fait revenir par la grande porte mélodie lumineuse et beauté implacable. Nul doute qu'il faudra classer ce prochain album auprès des 'Pause', 'Rounds' et autres 'There is Love in You'. Joie !

Album : -
Année : 2017
Label : Text Records

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer,  Two Thousand and Seventeen de Four Tet est également disponible à l’écoute ci-dessous :


mercredi 28 juin 2017

[Track of The Day] The Luxembourg Signal - Laura Palmer

Loin des jauges géantes de Rock en Seine ou du Pitchfork Music Festival, faites donc place au Paris PopFest, tout nouveau festival parisien qui se tiendra en septembre prochain, le 22 à L’Espace B et le 23 au Hasard Ludique.

Pensé et conçu par les Another Sunny Night (Emilie, Joanny, Clémence, Emmanuel), responsable d’une bonne vingtaine de concerts et dj-sets pop sur Paris, le festival PopFest accueillera donc pas moins de 9 groupes sur deux jours.

Au programme des festivités, les formidables Spearmint, mais aussi White Town (dont ASN a sorti un 45-tours en 2013) ou le bassiste de The Field Mice (la participation de quelques membres de Sarah Records n'est peut-être pas à exclure, qui sait ?) ; mais aussi des dj sets (pop, évidemment) et pas mal de groupes inconnus à mon bataillon (le programme complet est au bas de ce post).
Parmi eux The Luxembourg Signal, septet de Portland aux États-Unis, dont je n’ai fait la connaissance qu’il y a quelques jours. Auteur d’un premier album a priori remarqué en 2014, The Luxembourg Signal sortira son deuxième disque en octobre prochain, toujours chez Shelflife Records.

Histoire de faire les choses bien, le groupe vient de faire paraitre un premier 45-tours avec deux titres : une reprise de Close Lobsters en face-B (Let’s Make Some Plans) mais surtout Laura Palmer en face-A. Et autant vous dire tout de suite que l’on tient là une chanson absolument renversante. De la très haute tenue, avec six minutes totalement délicieuses, entre dream-pop, indie-pop et shoegaze, avec une production parfaite de bout en bout qui voit s’empiler les guitares pour un final merveilleux.

Moi qui n’ai jamais vu un épisode de Twin Peaks, je ne sais pas si cette chanson parle de l’héroïne de David Lynch ou s’il y a le moindre rapport avec la série mythique. Ce que je sais par contre, c’est que ce Laura Palmer de The Luxembourg Signal est sans doute le meilleur single de l’année 2017 jusque là. Oui, carrément.

Album : Laura Palmer / Let’s Make Some Plans (Close Lobsters cover)
Année : 2017
Label : Shelflife Records


Malheureusement indisponible sur Spotify et Deezer, Laura Palmer de The Luxembourg Signal est en écoute ci-dessous :




Face-B de ce 45-Tours de The Luxembourg Signal, voilà la reprise de Let’s Make Some Plans des Close Lobsters :



Pour finir donc, le line-up complet de cette première édition du Paris PopFest !

https://www.facebook.com/parispopfest/
Vendredi 22 sept. 2017 -  Espace B (Paris)
The Luxembourg Signal (US)
Parenthesis... (UK)
White Town (UK)

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Réserver (8.5€)








Samedi 23 septe. 2017 - Hasard Ludique (Paris)
Spearmint (UK)
Papa Topo (ES)
Mehdi Zannad feat. Dorian Pimpernel (FR)
Michael Hiscock & friends play The Field Mice (UK/FR)
The Catenary Wires (UK)
DJs : Hidrogenesse (ES)

Facebook
Réserver (15€)



lundi 26 juin 2017

[Track of The Day] Sin Fang, Sóley & Örvar Smárason - Slowly

Après Random Haiku Generator, Love Will Leave You Cold, Wasted et Black Screen, voilà le 5è single de l'année 2017 pour le super groupe islandais composé de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason. Slowly est son titre et se rapproche nettement d'un r'n'b lascif à la The Weeknd (en tout cas, de ce que faisait le monsieur à l'époque de ses trois premières mixtapes distribuées gratuitement sur le net en 2011).

Efficace et langoureux. Le trio suit donc les saisons. Ce Slowly va très bien à ce très chaud début d'été.

Album : -
Année : 2017
Label : Morr Music

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify sur la gauche, Slowly de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason est également en écoute ci-dessous :



mercredi 17 mai 2017

[Track of The Day] The New Pornographers - Whiteout Conditions

Grand fan de l’œuvre immense de Dan Bejar, c’est lorsqu’il quitte les New Pornographers que je retombe sur le super groupe canadien, créé au début des années 2000, à l’occasion de la sortie de leur septième album, 'Whiteout Conditions'.

Un disque à l’image du groupe (pour ce que j'en connais en tout cas) : sympathique à quelques moments mais pas franchement emballant sur la durée de tout un album. Une nouvelle fois, The New Pornographers met ses meilleures chansons au début : Play Money, Whiteout Conditions (en écoute aujourd'hui) et High Ticket Attractions sont une très bonne mise en bouche, avec des synthés dans tous les sens et des mélodies très accrocheuses.

Mais ce Whiteout Conditions se répète malheureusement assez vite, la production ni faite ni à faire n’arrange rien à l’affaire. Et l'ensemble finit par être too much pour emporter mon adhésion totale. Reste quelques singles percutants. On s'en contentera.

Album : Whiteout Conditions
Année : 2017
Label : Concord Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Whiteout Conditions tiré de l'album du même nom de The New Pornographers est en écoute ci-dessous via son clip :


Autre bonne chanson de ce 'Whiteout Conditions' de The New Pornographers, High Ticket Attractions :


mardi 16 mai 2017

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Anymore

Au vue de la tournée assez monstrueuse qu’il venait de dévoiler, on se doutait bien que le retour discographique de The Pains of Being Pure at Heart était sur de bons rails. Et le groupe n’a pas tardé à donner raison aux fans en annonçant hier que leur quatrième album 'The Echo of Pleasure' sortirait cet été.

Peu d’informations pour le moment à part que The Pains of Being Pure at Heart sortira le disque sur son propre label « Painbow », que Jacob Danish Sloan (Dream Diary), Kelly Prat (Beirut) ou Jen Goma de A Sunny Day In Glasgow (une nouvelle fois) seront de la partie ; et que 'The Echo of Pleasure' comportera 9 chansons.

Parmi celles-ci, on retrouvera Anymore (en deuxième position dans le tracklisting) et premier titre dévoilé. Une chanson shoegaze à mort, grand indie-tube en puissance (ces « I want it to die with you » !) et qui nous ramène à l’époque du premier album de The Pains of Being Pure at Heart et de 'Belong' (n'en déplaise au très beau 'Days of Abandon').

Tout ceci est en tout cas très enthousiasmant de la part d'un groupe dont je suis plus que fan, dont j'adore tout (oui même le pourtant décrié 'Hell Ep' de 2015) et dont la seule fausse note est de sortir ce 'The Echo of Pleasure' un 14 juillet et d'éviter dans le même temps la France dans leur tournée à venir. Rageant.

Album : The Echo of Pleasure
Année : 2017
Label : Painbow

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Anymore de The Pains of Being Pure at Heart, premier extrait de leur nouvel album 'The Echo of Pleasure', est également en écoute ci-dessous :




lundi 15 mai 2017

[Track of The Day] Raoul Vignal - One

Parti vivre à Berlin pendant quelques années, le lyonnais Raoul Vignal revient en France présenter son tout premier album 'The Silver Veil', repéré comme il se doit par l’indispensable Talitres, plus que jamais à l’affut après 15 ans d’existence.

Un premier album folk très réussi, à la pochette sobre, à l’image de sa musique, et à l’ambiance impeccable. Influencé par Nick Drake, Raoul Vignal y déroule ses mélodies légères, portées qu’elles sont par une voix qui rappelle évidemment les Kings of Convenience (pour ses détracteurs, son principal défaut sera sans doute celui-là, tant la référence est évidente) voire Stranded Horse.

Pour autant, et bien que certaines chansons auraient mérité de se terminer un peu moins brusquement, 'The Silver Veil' est un coup de maître pour un premier album de la part de Raoul Vignal. Un disque lumineux, très élégant qui ne devrait pas rester cantonné à nos seules frontières françaises, bien au contraire.

NB : A lire chez Benzine, une interview de Raoul Vignal où il dévoile ses 5 disques du moment et ses 5 disques préférés.

Album : The Silver Veil
Année : 2017
Label : Talitres

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, One de 'The Silver Veil' de Raoul Vignal est également en écoute ci-dessous :


Autre très belle chanson de cet album de Raoul Vignal, Shadows, qui clôt ce 'The Silver Veil', et qui le voit légèrement changer de cap. Peut-être une piste sans doute pour ses futurs projets :

Enfin, voilà le clip de Hazy Days, magnifique chanson d'ouverture de l'album :


Et celui de Under The Same Sky, deuxième single extrait de 'The Silver Veil' de Raoul Vignal :



vendredi 12 mai 2017

Sufjan Stevens - Carrie & Lowell Live [Asthmatic Kitty]

J’ai eu la chance de voir Sufjan Stevens trois fois en concert. Une pour son premier concert français, au Point Éphémère en 2005, quelques mois après la  sortie de l’indépassable 'Come On Feel The Illinoise'. Un concert où tout le groupe était déguisé en cheerleaders.
La seconde fois c’était à l’Olympia en 2011 pour ce concert dantesque, épatant, ébouriffant, lors de la tournée pour 'The Age of Adz' et 'All Delighted People Ep'.
La troisième fois, c’était l’an passé, au Radiant, à Caluire-et-Cuire, à côté de Lyon pour la tournée de 'Carrie & Lowell', l’album dédié à sa mère et à son beau-père.

Un disque d’une simplicité et d’une beauté renversante, composé de chansons qui tutoient le sublime comme rarement depuis 'Come on Feel The Illinoise'. Le concert qui en avait découlé donc (setlist ici), dans une salle bondée, assise, silencieuse et respectueuse, avait été un beau moment mais en montagnes russes. Un début parfait, intimiste comme il faut. Puis une partie centrale où Sufjan Stevens usait et abusait d’effets pas toujours bienvenus : si la réorchestration de 4th of July était très réussie (même en version dub, cette chanson resterait de toutes façons parfaite), d’autres moments étaient beaucoup plus dérangeants, se réduisant souvent en gloubiboulga indigeste (la palme étant décernée à un Blue Bucket of Gold interminable mais aussi à un I Want to Be Well massacré dans sa première partie et dingue de beauté dans sa seconde). 
Enfin, la fin du concert et son rappel voyait Sufjan Stevens revenir à la raison avec un enchainement de chansons merveilleuses (excusez du peu : Concerning the UFO Sighting Near Highland, Illinois, Sister, Heirloom, The Dress Looks Nice on You, Futile Devices, Casimir Pulaski Day), avant de se terminer par un Chicago (forcément) nu comme un ver, mais à la perfection inégalée.

Dix-huit mois après cette tournée, Sufjan Stevens sort une version live de son 'Carrie & Lowell'. Enregistré au North Charleston Performing Arts Center en Caroline du Nord, ce live ne fait pas dans la mesure puisqu’il compile 16 titres pour près de 90 mns de musique. Plus court que la version lyonnaise, 'Carrie & Lowell Live' recense les 11 chansons de l’album original (plus une version outro de Blue Bucket of Gold), deux chansons de 'The Age of Adz' (Futile Devices, Vesuvius), une de 'Greetings From Michigan, The Great Lake State' (Redford (For Yia-Yia & Pappou)) et une reprise du Hotline Bling de Drake, totalement dispensable.

Et en resserrant son format, Sufjan Stevens évite quelques écueils entendu lors de son concert lyonnais. Moins fantasque sur quelques passages (à part l’outro de Blue Bucket of Gold en fait), plus fin dans l’ensemble, grandement mené par une ambition acoustique générale et immensément brillant sur de très nombreux passages, il emporte largement la mise. Le seule regret au final est que 'Carrie & Lowell Live' ne soit disponible qu’en version digitale (à un 12’’ de Blue Bucket of Gold / Hotline Bling près). On a vu déception plus grande, oui. (Sortie : 28 avril 2017)

Son :
'Carrie & Lowell Live' est en écoute sur le bandcamp de Sufjan Stevens
'Carrie & Lowell Live' est à l'achat digital sur le bandcamp de Sufjan Stevens
'Blue Bucket of Gold / Hotline Bling 12"' est en précommande sur le bandcamp de Sufjan Stevens
'Carrie & Lowell Live' est en écoute sur Spotify et Deezer

Trois chansons tirées de ce 'Carrie & Lowell Live' de Sufjan Stevens en écoute ce jour. Should Have Known Better, selon moi la plus belle chanson de 'Carrie & Lowell', à presque égalité avec 4th of July (deuxième titre en écoute). Et pour finir, le magnifique All of Me Wants All Of You.






Enfin, Asthmatic Kitty a mis en ligne la version vidéo de ce 'Carrie & Lowell Live' de Sufjan Stevens. Et c'est à voir ci-dessous :


jeudi 11 mai 2017

[Track of The Day] Thomas Dybdahl - Like Bonnie & Clyde

Amoureux fou de son 'One day you'll dance for me, New York City' en 2004, je n’ai jamais réussi à retrouver sur les disques suivants de Thomas Dybdahl la justesse de cette production, la qualité de ses compositions et de ses mélodies.

Ces jours-ci, le norvégien fait un petit tour d’Europe pour présenter son dernier album en date 'The Great Plains', avec une seule date en France, à Lyon (le 21 mai). Quant à ce disque en particulier ? Un ensemble où Thomas Dybdahl est plus emballant par ses quelques chansons vraiment pop que par ses titres un peu plus calme et doux.

On passera certes sur quelques titres (notamment l’affreux Just a Little Bit) ou sur l’utilisation du vocoder (cette foutue manie), mais l’ensemble, sans être renversant, est plutôt sympathique. Pas dit cependant qu’on retienne autre chose ce que Like Bonnie & Clyde (en écoute aujourd’hui), chanson aussi simple qu’efficace.

Album : The Great Plains
Année : 2017
Label : Petroleum Records

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Like Bonnie & Clyde est également en écoute ci-dessous :


Premier single de 'The Great Plains' de Thomas Dybdahl, voilà : 



mercredi 10 mai 2017

[Track of The Day] Jambinai - Connection

C’est fou ce que je voyage dernièrement. Musicalement s’entend, évidemment. Dernière halte en date, la Corée du Sud, avec Jambinai, trio de son état et qui débarque dans nos contrées occidentales. L’an passé, Bella Union avait publié leur deuxième album, 'A Hermitage'. Passé à côté, je me rattrape avec la réédition de leur premier album sorti en 2012, et que les mêmes Bella Union ressortent ces jours-ci.

Deux différences entre la première sortie et cette réédition : les noms des morceaux (en coréens) ont été traduits et la pochette passe d’un amas de pétale de fleurs à l’horizon infini d’une mer d’huile.

Cet album de Jambinai mérite d’être écouté. Peu de chants (deux titres en comptent), une ambiance post-rock, composée d’instruments traditionnels, quasi-folk, d’autres moments plus hargneux, métal même, qui rappellent aussi bien Deafheaven (les hurlements en moins) que Mono. Et puis il y a Connection, neuvième et dernier morceau de ce 'Differance', longue montée (près de 10mns) progressive, langoureuse, mélodique et très bien menée. Et qui termine en beauté cette bien belle découverte.

Album : Differance
Année : 2012 / 2017 (réédition)
Label : GMC / Bella Union (réédition)


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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Connection de Jambinai, qui clôt ce 'Differance' est également en écoute ci-dessous :


Autre titre marquant de ce 'Differance' de Jambinai, Grace Kelly, sorte de mix entre métal et lmath-rock. Puissant :


mardi 9 mai 2017

[Track of The Day] Arbouretum - Woke Up on the Move

Découverte venue des États-Unis, et de Baltimore plus précisément, Arbouretum n’est pour autant un groupe tout neuf. Le quatuor vient en effet de sortir son neuvième album, 'Song of the Rose', et chez Thrill Jockey une nouvelle fois.

Arbouretum fait dans le rock lourd - quasi stoner -, qui prend son temps (un côté très slowcore d’ailleurs se dégage de tout l’album), mélancolique et psychédélique à la fois. 'Song of the Rose' compte 8 chansons, avec de la guitare fuzz à tous les étages et quelques solos travaillés. Un disque qui ne fait pas dans le concis, mais qui garde la ligne de conduite décrite plus haut tout du long. 

Particulièrement bien produit, l’apogée de cet album d’Arbouretum se trouve en toute fin de disque, avec Woke Up on the Move (en écoute aujourd’hui), longue et sublime mélopée, qui empile au fur et à mesure des couches de guitares. Gros coup de cœur.

Album : Song of the Rose
Année : 2017
Label : Thrill Jockey

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Woke Up on the Move, la chanson qui ferme ce  'Songs of the Rose' d'Arbouretum, est en écoute ci-dessous :


Autre sommet de 'Songs of the Rose' d'Arbouretum, voilà Fall From an Eyrie :


lundi 8 mai 2017

[Track of The Day] Spoon - WhisperI'lllistentohearit

De retour chez Matador après une escapade chez -ANTI, Spoon, fort d’un dernier album en date  particulièrement réussi ('They Want My Soul') a décidé de continuer de creuser ce sillon plus « pop » qui lui va bien au teint. Car en redonnant les clés de la production à Dave Fridmann, Spoon savait très bien où il allait.

Sans doute moins direct que son prédécesseur, moins homogène, comptant un titre très - très - inspiré du I Was Made For Lovin' You Baby de Kiss (Shotgun) et se terminant par un Us entièrement instrumental et tranchant vraiment avec le reste, ce 'Hot Thoughts' est pour autant un bon disque, quand bien même les guitares se faisant un peu plus discrètes à l'avantage des claviers, le tout avec une batterie bien mise en avant et de haute tenue.

Album : Hot Thoughts
Année : 2017
Label : Matador

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, WhisperI'lllistentohearit (oui, tout attaché), chanson aux deux visages, est également en écoute ci-dessous :



Hot Thoughts, chanson titre de ce nouvel album de Spoon, a droit à son clip :



Deuxième single de 'Hot Thoughts' de Spoon, voilà le clip de Can I Sit Next to You :


vendredi 5 mai 2017

British Sea Power - Let the Dancers Inherit the Party [Golden Chariot]

Chouchous de mes oreilles bien avant la création de ces pages, les British Sea Power garderont une place à part chez moi. Je crois que j'ai du parler - quasiment - de tous leurs albums sortis depuis la création de ce blog et je suis incapable de dénigrer un seul de leurs disques (même s’il faut bien reconnaître qu'avec le recul et toute fan-attitude mise de côté, 'Valhalla Dancehall', par exemple, n’est pas franchement remarquable).

Après des années chez Rough Trade (pour info, le groupe le plus longtemps signé sur la mythique structure anglaise), British Sea Power s’est émancipé (par choix ?) et vient de sortir son nouvel album ‘Let the Dancers Inherit the Party’ sur sa propre structure « Golden Chariot », après un passage par la case crowdfunding (dieu que cette mode m’agace).

A l’annonce de la sortie de ce sixième album (studio s'entend, je ne compte pas les bande-originales ou le disque de 2015 où ils réarrangeaient leurs meilleurs titres), je savais bien que je n’y retrouverais pas les élans de leur deux premiers albums parfait ('The Decline of British Sea Power' et 'Open Your Heart') mais j’avais espoir.

Espoir nullement déçu tant 'Let the Dancers Inherit the Party' fait montre d’un groupe qui n’a rien perdu de sa verve ni de ses guitares. Certes plus hero que par le passé (et donc moins post-punk) mais toujours romantiques, celles-ci ont encore de la ressource, du tube et de la mélodie à dévoiler (Bad Bohemian, single évident, International Space Station, Saint Jerome ou Don’t Let The Sun Get In The Way).

Bien construit, n’oubliant jamais les chansons mélancoliques (Want to Be Free, Eletrical Kittens, Praise For Whatever), 'Let the Dancers Inherit the Party' est un solide album de la part des British Sea Power, qui va puiser son l’imaginaire dans les années 80, aussi bien au niveau des paroles, des titres des chansons (The Voice of Ivy Lee) que de sa pochette inspirée par les travaux du Dadaist allemand Kurt Schwitters (merci wikipédia).

En fait, le seul véritable bémol de 'Let the Dancers Inherit the Party' (au delà d'un Keep On Trying (Sechs Freunde) peu inspiré) est le peu de place accordé à la voix de Hamilton, tant Yan truste 8 titres sur les 11 (chantés) de l’album. Rien de bien curieux, cela a toujours été le cas et l’organe de Yan est une des vraies forces des British Sea Power (essoufflé, toujours sur la rupture, comme entre deux extinctions de voix) ; mais j'ai aussi beaucoup d'affection pour celle d'Hamilton et un partage plus équitable des deux n'aurait pas été pour me déplaire (les trois chansons qu’il porte lui vont particulièrement bien, mention spéciale à What You’re Doing).

Reste donc 'Let the Dancers Inherit the Party', un bel album, bien construit qui voit les British Sea Power remettre le travail sur le métier, pondre un tube qui pourrait faire mouche (Bad Bohemian et ses très belles guitares). Manque plus qu'une tournée française qui ne se contenterait pas que de Paris. Mais c'est sans doute trop en demander. (Sortie : 31 mars 2017)

Son :
'Let the Dancers Inherit the Party' de British Sea Power est à l'achat ici ou
La version digital 'Let the Dancers Inherit the Party' de British Sea Power est disponible ici
'Let the Dancers Inherit the Party' de British Sea Power est en écoute chez Spotify et Deezer


Trois chansons en écoute ce jour de ce 'Let the Dancers Inherit the Party' de British Sea Power : Bad Bohemian (également en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche, intro comprise). Ensuite le très smooth Eletrical Kittens. Et enfin Keep On Trying (Sechs Freund) :





Pour finir, deux clips, ceux des deux premiers singles tirés de 'Let the Dancers Inherit the Party' de British Sea Power : Bad Bohemian et Keep On Trying (Sechs Freund) :



jeudi 4 mai 2017

[Track of The Day] Clap Your Hands Say Yeah - Better Off

Unique rescapé de la formation originale des  Clap Your Hands Say Yeah, auteur d'un premier album qui en 2005 avait fait du bruit et avait réussi dans le même temps à charmer et agacer le public, Alec Ounsworth est désormais le seul maître à bord d'un groupe qu'il a toujours tenu par cette voix nasillarde, souvent dans les aigus et rarement juste mais reconnaissable entre toutes.

Symbole du renversement des valeurs du monde musical avec la prise de pouvoir d’Internet sur les médias traditionnels et référents, les Clap Your Hands Say Yeah ont depuis longtemps quitté les unes des sites ou le haut des affiches des festivals.

Pourtant, la carrière discographique de Clap Your Hands Say Yeah n’a rien d’infamant qui pourrait expliquer une telle désaffection ou désintérêt de la part des critiques - et donc du public. Leur cinquième et dernier album en date 'The Tourist' confirme cet état de fait. Plus « calme » (tout est relatif), presque acoustique par moment (Visiting Hours, Loose Ends), Alec Ounsworth accouche ici de chansons parmi les meilleures des Clap Your Hands Say Yeah (Better Off) et qui ont l'allure de sacrés tubes (Down (is where i want to be), The Vanity of Trying). Et sans nul doute, un album à côté duquel il serait vraiment dommage de passer cette année.

Album : The Tourist
Année : 2017
Label : CYHSY Inc

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En écoute dans le lecteur Spotify ou Deezer à gauche

En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Better Off de Clap Your Hands Say Yeah est également en écoute ci-dessous :



Autre excellent titre de 'The Tourist' de Clap Your Hands Say Yeah, The Vanity of Trying :


Enfin, le clip de Down (is where i want to be), premier single de cet album de Clap Your Hands Say Yeah.


mercredi 3 mai 2017

[Track of The Day] Aimee Mann - Goose Snow Cone

Découverte en 1999 par la bande-originale du film « Magnolia » de Paul Thomas Anderson, et convaincu par ses deux albums suivants (dont le magnifique 'Bachelor No. 2 (Or, the Last Remains of the Dodo)' en 2000), j'apprends au hasard d'une news qu'Aimee Mann est toujours en activité. Mieux, elle n'a pas cessé de l'être depuis que je m'en suis éloigné après un pourtant réussi 'Lost in Space' en 2002.

'Mental Illness' est son dixième album, le premier en cinq ans. Et on ne peut pas dire qu'on soit en terre inconnue. Anodin au départ, il revient même plus que souvent sur ma platine. Aimee Mann y déroule ses mélodies douces, à la guitare folk ou au piano, souvent très bien habillées, avec une justesse et une douceur qui lui sont propres. Mieux, bien qu'âgée de près de 60 ans aujourd'hui (j'étais persuadé qu'elle en avait 15 de moins), l'américaine n'a en rien perdu de son timbre de voix, reconnaissable entre mille.

Album : Mental Illness
Année : 2017
Label : Superego

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify à gauche, Goose Snow Cone d’Aimee Mann est également en écoute ci-dessous (via son clip) :


Le clip de Patient Zero, le second single de 'Mental Illness' d'Aimee Mann :


Making-of de 'Mental Illness' d'Aimee Mann :


mardi 2 mai 2017

[Track of The Day] Albin de la Simone - Le Grand Amour

Bien qu’assez féru de chanson française (voir dans ces pages), je ne me suis jamais attardé sur le cas Albin de la Simone. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été incité à l’écouter par Benoît, l’homme derrière Benzine et Hop-Blog et grand fan du bonhomme.

Le cinquième album de l’amiénois, 'L’Un de Nous' est donc une grande première pour moi. Et le disque commence d’ailleurs magnifiquement avec Le Grand Amour, sublime chanson qui semble connaître un relatif succès si l’on en croit les compteurs de ses comptes Youtube ou Spotify. Une belle balade, mené eau piano (l’axe fort du disque) mais qui se permet quelques ajouts de cordes bienvenus, au très beau texte, où la voix d’Albin de la Simone, très délicate, fait merveille.

Pour autant, la suite de l’album, toujours joliment orchestré, dans un esprit jazz, reste un peu monotone. La production est travaillée, certes, il y a bien les « tam tam dam dam dam » d’Emiliana Torrini sur Pourquoi On Pleure mais l’ambiance, ouatée au départ, rend l’ensemble rapidement redondant. Pas pleinement convaincu donc par ma première vraie rencontre avec Albin de la Simone, mais son Le Grand Amour restera une des chansons marquantes de mon année 2017.

Album : L’Un de Nous
Année : 2017
Label : Tôt ou Tard

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Le Grand Amour, la chanson qui ouvre ‘L’Un de Nous’ d’Albin de la Simone, est également en écoute, via son clip, ci-dessous :


Deuxième extrait de l’album, Une Femme, via son clip une nouvelle fois :


lundi 1 mai 2017

[Track of The Day] Sin Fang, Sóley & Örvar Smárason - Black Screen

Quatrième volet des aventures discographiques du super groupe islandais formé de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason (de Mùm), voilà donc Black Screen.

Un morceau plus enlevé et qui s'éloigne des trois premiers singles qu'étaient Random Haiku Generator, Love Will Leave You Cold et Wasted. Plus pop (dans sa construction et sa mélodie), le mélange des trois islandais fait une nouvelle fois mouche. Ce projet (un titre par mois d'ici décembre) est un ravissement jusque là.

Album : -
Année : 2017
Label : Morr Music

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Black Screen du trio Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason est également en écoute ci-dessous :



vendredi 21 avril 2017

[Track of The Day] Don Babylon - People Having Fun (Not Really)

Découvert via Car Seat Headrest (oui, encore lui), Don Babylon est un trio américain originaire de Richmond en Virginie. 'Babe' est leur premier album. Un disque d’ailleurs très réussi qui va chercher ses influences aussi bien dans un rock - parfois lourd - des années 90 que vers un rock des pionniers, revisité évidemment.

La preuve avec la chanson du jour, People Having Fun (Not Really) - réponse à un People Having Fun (Really) placé juste avant dans le tracklisting et beaucoup plus stoner dans l’esprit. Une chanson à tiroir dont la première partie a beaucoup de Jailhouse Rock d’Elvis Presley (et que l’on percevra comme un hommage anticipé à Chuck Berry, décédé le 18 mars dernier), mais avec un accent punk et une urgence très actuelle. La chanson déroule dans sa deuxième moitié un blues-rock nerveux et un rock bon à hurler à tue-tête. Efficace en tous points.

Album : Babe
Année : 2017
Label : Trrrash Records / Medical Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, People Having Fun (Not Really) de Don Babylon est également en écoute ci-dessous :


Grand titre de 'Babe' des Don Babylon, Ow, My Tiny Heart, longue chanson de plus de 10mns, partant un peu dans tous les sens :


Pour finir, le teaser de l’album 'Babe' :


jeudi 20 avril 2017

[Track of The Day] Half Japanese - Wherever We Are Led

Passé totalement sous mon radar personnel et toujours en activité, voilà Half Japanese, groupe américain fondé en 1975 autour des frères Fair (Jad et David), dans une veine art-punk et dont le premier album fut triple (rien que cela). 
Ignorant jusqu’à l’existence de ce groupe jusqu’à il y a quelques semaines, je ne vais pas m’étendre plus que cela sur l’histoire des Half-Japanese. Tout juste puis-je ajouter, entre autres choses, que Moe Tucker du Velvet Underground a produit deux de leurs albums (fin 80s / début 90s), qu’il existe un documentaire sur eux qu’on m’a conseillé de regarder (« Half Japanese: The Band That Would Be King », sorti en 1993), que seul Jad Fair est aux commandes du groupe en 2017 et que 'Hear The Lions Roar' est leur 16ème album (le 3è en 4 ans !).

Un album assez peu marquant, inégal, se perdant assez souvent dans des chansons assez quelconques, la production n'aidant pas (on sent vraiment le chant détaché du reste de la musique), mais on se doit de relever quelques titres (Heart The Lions Roar ou le flegmatique The Preventers) et d'écouter jusqu'à plus soif Wherever We Are Led, titre d’ouverture carré et concis (tout le contraire de ce qu'est le groupe à ce que j'ai pu en lire) qui n'est pas sans rappeler les Flaming Sideburns. Pour en savoir plus sur Half-Japanese, leur évolution et sur ce 'Heart The Lions Roar', je vous renvoie à la chronique de l'album chez Pitchfork.

Album : Heart The Lions Roar
Année : 2017
Label : Fire Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Wherever We Are Led qui ouvre cet album des Half-Japanese est également en écoute ci-dessous :



Heart The Lions Roar, qui donne son nom à cet album d'Half Japanese, est également en écoute ci-dessous :


Enfin, le clip de Attack Of The Giant Leeches, premier single tiré de 'Heart The Lions Roar' :